Essai Pastelmat - Fin

Hé bien voilà, mes doutes sont confirmés: impossible de faire des mélanges de couleurs selon ma technique habituelle.  J'ai beau essayer, les pigments ne se mélangent pas, quelque soit la pression exercée. 

 

On peut voir ci-dessous les résultats obtenus après 5 couches de couleurs.  Normalement, à ce stade j'obtiens différentes couleurs grace aux mélanges des pigments.  Dans ce cas-ci, tout ce que j'obtiens ce sont des superpositions de couleurs. 

 

Il me faut donc, m'adapter à ce support particulier. 

Le Pastelmat est un papier qui accepte une très grande quantité de couches de couleurs.  De plus on pourrait le qualifier de "bouffeur" de crayons!  C'est fou la vitesse à laquelle mes crayons diminuent!  Je les vois rapetisser à vue d'oeil et pourtant le papier est loin, très loin même, d'être saturé.

 

Comme je n'arrive pas à faire de vrais mélanges de couleurs, j'ai donc utilisé la technique de l'estompe avec l'applicateur d'ombre à paupière, telle que décrite dans le dernier numéro du webzine Crayons de couleur, le Mag, dans le très bon article de Sylvie Ménez.

 

J'ai donc fondu les couleurs avec l'applicateur de maquillage.  Le résultat ainsi obtenu m'a vraiment surpris.  Je ne pensais vraiment pas que ce serait aussi bien.  Bon, le grain du papier était encore apparent, mais beaucoup moins.  Les couleurs se sont assez bien mélangées.  En tout les cas, ce n'était plus qu'une superposition de couleurs. 

 

 

Applicateur à maquillage utilisé comme estompe

 

J'ignore combien de couches j'ai appliquées au total: je ne les ai pas comptée.  Mais les crayons utilisés pour ce dessin ont rapetissé considérablement.

 

Pour la partie bleu pâle du ciel, j'ai pris un crayons Prismacolor, histoire de voir comment c'était sur ce papier.  Je dois dire que c'est tout aussi spécial qu'avec les Pablo.  Toutefois, les Prismacolor étant très gras, j'ai trouvé que l'estompe agissait boucoup moins bien. 

 

Le résultat final, me laisse perplexe.  J'aurais peut-être pu pousser un peu plus loin l'application des couleurs pour réussir à faire complèment le grain du papier.  Mais disons que je me suis un peu découragée à la longue.  L'estompage n'est pas des plus facile.  Les pigments se promènent un peu partout et vont se déposer là où on ne veut pas.  C'est très salissant. 

 

Il est fort probable que c'est mon manque d'expérience avec ce support qui m'a occasionner ce problème.  Toujours est-il que les parties roses-orangées se sont retrouvées avec des pigments violets et bleus par dessus.  Impossible de les enlever.

 

Suite à cette expérience, je me demande si je pourrais faire un dessin très détaillé, qui demanderait beaucoup de précision.  Pour l'instant j'en doute.  Pour moi en tous les cas.  Car j'ai vu des dessins magnifiques et très précis réalisés au crayons de couleur sur le Pastelmat.

 

Par contre, je trouve que c'est un papier qui se prête très bien aux effets flous, sans démarcations très nettes.  Pour arriver à faire mieux, il me faudrait pratiquer un peu plus avec ce papier.  Mais, je ne sais pas trop si j'ai vraiment le goût de me lancer dans un dessin plus compliqué avec le Pastelmat.  Malgré que l'expérience fut très intéressante, il n'en demeure pas moins que les papiers lisses sont mes préférés...

 

Voici donc le "fameux" dessin réalisé sur le Pastelmat.  C'est très loin du chef-d'oeuvre!  Mais je n'ai pas de regrets à avoir essayé.  Et il n'est pas dit qu'un jour je n'essairai pas une nouvelle fois.

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